Si la situation sanitaire reste préoccupante en raison de la diffusion du variant Delta, l’efficacité de la vaccination permet aujourd’hui un retour au droit commun* dans les établissements accueillant des personnes à risque de forme grave de la COVID-19. Un nouveau protocole est entré en vigueur le 21 juillet.
La France est officiellement déconfinée depuis le 30 juin. Pourtant, depuis cette date, les EHPAD étaient encore soumis à certaines restrictions.
Le nouveau protocole, présenté le 21 juillet par la ministre déléguée à l’Autonomie, acte un retour au droit commun dans ces structures, ainsi que dans les USLD, unités de soins de longue durée, les résidences autonomie et celles accueillant des personnes en situation de handicap. * Ce qui signifie que les mesures de protection sont désormais « les mêmes qu’en population générale ».
● Les visites des proches peuvent désormais se faire sans rendez-vous, en chambre comme dans les espaces communs. Le registre de traçabilité est maintenu ;
● Les sorties sont autorisées et ne font plus l’objet de limitation des activités collectives au retour (sauf en cas de contact à risque), mais un test à J+7 continuera d’être proposé aux résident.es ne bénéficiant pas d’un schéma vaccinal complet ;
● Les repas collectifs ne font plus l’objet de recommandations spécifiques. Les repas en réfectoire et avec les proches sont de nouveau autorisés ;
● Les activités collectives dans les espaces intérieurs et extérieurs de l’établissement ne sont plus soumises à des règles spécifiques ;
● Les admissions ne sont plus conditionnées à la vaccination. La réalisation d’un test préalable demeure recommandée. Aucun isolement n’est mis en place de façon préventive lors de l’admission.
L’ensemble des gestes barrières doivent continuer à être respectés par les résident.es, professionnel.les et visiteurs.euses extérieur.es, quel que soit leur statut vaccinal, notamment la ventilation / l’aération des locaux, l’hygiène des mains, l’aération des chambres lors des visites, le port d’un masque en intérieur.
Le texte prévoit deux exceptions au port du masque :
● dans le cadre privé familial et amical, dans la chambre du résident, si les personnes réunies ont bénéficié d’un schéma vaccinal complet ;
● les impossibilités en raison de problèmes cognitifs. Les autres personnes présentes (en capacité d’en porter) doivent par contre le porter.
Enfin, il est souligné que « le dépistage hebdomadaire des professionnels (par tests RT-PCR nasopharyngés ou salivaires, tests antigéniques ou auto-tests) doit être maintenu pour ceux.celles qui ne bénéficient pas (encore) d’un schéma vaccinal complet. Les modalités de dépistage et de contrôle évolueront pour intégrer les futures dispositions législatives et réglementaires relatives à l’obligation vaccinale et à l’utilisation du passe sanitaire dans les établissements de santé et médico-sociaux ».
La publication de ce protocole était attendue depuis plusieurs mois. En mai, la Défenseure des droits avait dénoncé une « grave entrave au droit à une vie privée et familiale » pour les résident.es d’EHPAD pendant la crise sanitaire.
