Rapprochement DASES CASVP. Les organisations syndicales n’auront été convoquées que par intermittences et pour enregistrer des décisions qui auront pourtant des incidences pour toutes et tous les agent.es, a minima pour certain.es, a maxima (davantage ?) pour d’autres…
On parle ici de réorganisations fonctionnelles, hiérarchiques, de mutualisation, avec des conséquences multiples dont l’impact n’est pas encore pleinement mesurable…
Ce que l’on sait aujourd’hui
● Les services-support (formation, santé au travail, financier, juridique, S.O.I., etc) sont en première ligne pour faire face aux premières manifestations des décisions qui vont être prises au Conseil de Paris,
● Les agent.es des services ressources humaines sont voué.es – sans que l’on nous dise comment – à se rassembler dans un grand service unifié adossé au CASVP ou à la DASES,
● Les CASVP d’arrondissement sont concernés par le « Pacte Parisien de la Proximité », qui, rappelons-le, promeut l’accueil inconditionnel (si l’accueil est sans conditions, en revanche, l’action sociale est limitée pour agir, non ?) ; une référence de parcours (avec quels moyens ?), le développement de l’aller-vers (avec quels moyens ?) et un pilotage de l’action sociale de l’arrondissement confié à un interlocuteur unique (fermeture des Directions sociales territoriales) à la faveur de la.du maire et des élu.es locaux.
Les différentes directions opérationnelles vont être très rapidement touchées par le Pacte Parisien de la Proximité, sans que l’on puisse aujourd’hui en mesurer les incidences et les effets.
D’autre part, le fait établi qu’en ne dotant pas cette nouvelle organisation de moyens financiers et humains accrus, la Ville ne pourra accroître la portée de son action.
Autre sujet d’interrogation : mettre en place une décentralisation dans laquelle le/la maire d’arrondissement devra à la fois développer une « culture de territoire », sera « le/la pilote de l’action municipale sur leur territoire », et concomitamment le garant de « l’unité de Paris » et de « l’égalité des territoires ». L’ampleur de l’opération et les conditions qu’elle présuppose donnent une assez bonne idée du défi que les élu.es devront relever.
A cette question s’en surajoute une seconde plus concrète : les agent.es qui occuperont les postes de directeurs.trices généraux des services, directeurs.trices généraux adjoints, chef.fes de service déconcentrés et référent.es territoriaux seront à la fois sous l’autorité hiérarchique de leur direction et l’autorité fonctionnelle du/de la maire, de fait recruté.es et évalué.es par celui-ci. Même si la forme ne nous est pas connue, une nécessaire vigilance devra exister afin que le rapport de subordination ne leur soit largement défavorable et que ces postes ne fassent l’objet d’un recrutement clientéliste.
Il faut aussi prendre en considération le risque de Directions sociales locales uniques sous l’emprise possible d’élu.es, voire même complaisantes à l’injonction de ceux/celles-ci, au détriment de la stricte neutralité que doit observer le service public et des conditions d’exercice de travail des agent.es dans les sites concernés. Même s’il est légitime et pleinement compréhensible d’affirmer que les responsables politiques puissent avoir les moyens de mettre en œuvre le programme pour lequel ils.elles ont été élu.es.
Le Big Bang de la territorialisation, annoncé et défendu par la maire de Paris, est source d’inquiétude dans les services. Nous demandons à nouveau qu’une discussion méthodique soit proposée autour de ce projet. Car il est clair pour nous : quand les intérêts ne lient pas, quand les textes lient peu, quand les volontés ne rassemblent pas, comment un rapprochement peut-il être possible ? Là est la question.
