Une vague d’augmentation de rémunération a été annoncée par le Premier Ministre lors d’une conférence sociale. L’UNSA Fonction Publique signataire d’un accord complémentaire au Ségur de la santé fait le point.
Annoncer des augmentations de salaire est toujours un moment important. La conférence sur les métiers de la filière médico-sociale du 18 février en fait partie. Tous les personnels concernés ont donc entendu qu’ils.elles bénéficieraient d’une hausse mensuelle de 183 euros… dès le mois d’avril, probablement versés en juin. Cependant, l’UNSA Fonction Publique regrette l’absence de véritable dialogue social avec les organisations syndicales précédant ces annonces sur leurs mises en oeuvre.
□ OBJECTIF DE L’UNSA : COUVRIR LES OUBLIÉ.ES DU « SÉGUR DE LA SANTÉ »
L’UNSA Fonction Publique avec ses fédérations UNSA Santé et Sociaux Public et Privé, UNSA Territoriaux revendiquait de couvrir tou.tes les agent.es des filières de santé mobilisé.es dans la lutte contre le COVID.
Ainsi les agents publics des services d’aide à domicile (20 000 aides à domicile en centre communal d’action sociale) et les professionnels soignants des PMI (9 000 soignants et 1 700 médecins des services de protection maternelle et infantile) devraient être concernés ainsi que les 3 000 médecins coordonnateurs des EHPAD.
L’UNSA Fonction Publique note l’engagement des conseils départementaux dans le financement des mesures.
□ DES ANNONCES QUI CONCERNENT PLUS LE SECTEUR PRIVÉ QUE LA FONCTION PUBLIQUE
Un comité des métiers socio-éducatif devrait être créé d’ici avril.
Les éducateurs.trices spécialisé.es, les moniteurs.trices et les accompagnateurs.trices (140 000 emplois équivalents temps plein (ETP) dans le secteur privé non lucratif) devraient, selon le Premier Ministre, voir leur rémunération augmenter auxquels s’ajouteraient 29 000 travailleurs sociaux de la fonction publique territoriale (en ETP). Les éducateurs.trices de la PJJ devraient également être concerné.es.
Le Premier Ministre a annoncé des enveloppes budgétaires globales pour un total de 1 milliard 300 millions tout en évoquant le chiffre de 183 euros nets par mois pour les 1,6 million de professionnels exerçant essentiellement dans le secteur privé.
□ L’AVIS DE L’UNSA FONCTION PUBLIQUE
Au-delà de ces mesures positives pour toutes les personnes concernées qui vont voir, à plus ou moins long terme, leur feuille de paye progresser, l’UNSA Fonction Publique estime que le dialogue social devrait toujours être au centre des conférences sociales.
Celles-ci ne peuvent se limiter à des effets d’annonces peu précises. Dans le cas présent, leurs fils conducteurs demeurent flous.
Pour l’UNSA Fonction Publique, la précipitation et l’imprécision des annonces et la mauvaise communication du gouvernement sèment le trouble, alors que les accords signés concernent tous les agents publics et tous les personnels du secteur privé mobilisés au sein des filières de soins et d’accompagnement des Français les plus fragiles touchés par le COVID-19.
Ces incompréhensions percutent les questions de pouvoir d’achat et de rémunération, au cœur des préoccupations des agents publics des trois versants. Il apparaît urgent de revaloriser tous les salaires de la fonction publique.
