Les conséquences de la crise sanitaire dans le champ médico-social nous les connaissons. Le secteur fait face à d’importantes difficultés. Confrontées à une crise d’attractivité importante, les tensions sont telles qu’elles mettent en difficulté les structures, notamment pour garantir un accompagnement de qualité auprès des personnes âgées. Pour pallier le manque de personnel, les établissements et services, comme ceux du CASVP, utilisent entre autres leviers le recours aux « faisant fonction » de cadre …
Ainsi, le secteur des personnes âgées du CASVP (les services de soins et d’accompagnement à domicile et les établissements d’hébergement) ont recours de manière récurrente, voire permanente, à des infirmier.e en soins généraux (IDE), des administratifs ou des travailleurs sociaux « faisant fonction » de cadre pour occuper des postes de coordination et d’encadrement.
Une conjonction de facteurs explique les difficultés de recrutement, notamment les faibles niveaux de rémunération, le manque de perspectives de carrière et d’évolution professionnelle, la surcharge de travail … Il faut ajouter à cela d’autres facteurs explicatifs au recours des « faisant fonction » de cadre : des postes de titulaire qui disparaissent du tableau des emplois, la gestion « économiste » des charges d’exploitation …
Les « faisant-fonction » de cadre basculent dans le monde du management : pilotage d’actions, encadrement d’équipe de professionnels, gestion administrative et financière, communication interne, participation au projet de la structure, partenariat d’action et travail en réseau.
Pour elles, pour eux, la proposition de poste est d’abord une chance d’accéder à la fonction, souvent perçue comme une opportunité de développer et de réaliser un projet professionnel. Cependant, leur position n’est pas sans poser des problèmes de reconnaissance, qu’elle soit de statut ou relationnelle vis-à-vis des directions, des pairs ou des équipes.
Si être « faisant fonction » est une richesse au niveau de l’expérience, l’absence de reconnaissance que bon nombre de nos collègues déplorent dans les services aux personnes âgées du CASVP contribue à une certaine démotivation.
Comment mettre en place une politique de reconnaissance des compétences face à la rigidité d’un statut ?
Certain.es, par exemple, se voient refuser des formations au prétexte du statut.
Nous souhaitons une nouvelle fois attirer l’attention de notre direction sur la situation de ces agent.es. Quelles sont pour elles.pour eux les perspectives d’évolution de carrière ?
Nous demandons à notre direction de préciser quelles mesures elle entend prendre pour ne pas laisser pour compte des collègues qui rendent service en exerçant des fonctions sans aucune reconnaissance ni de fait ni de droit. La direction du CASVP ne peut ni ne doit négliger ce problème.
L’UNSA demande : ● le versement de primes d’encadrement, ● la facilité de l’avancement au choix au vu de la carrière et de l’expérience de l’agent.e, ● l’accompagnement personnalisé vers une formation de cadre avec le changement de statut lors de l’obtention du diplôme, sans avoir à passer le concours.
Des réponses doivent être apportées à nos demandes dans les plus brefs délais.
