Le gouvernement vient d’annoncer une hausse de 3,5% de la valeur du point d’indice, sous la contrainte de l’inflation et la pression des organisations syndicales de la fonction publique. Ce dégel était attendu par tous les agents. L’UNSA prend acte de cette décision qu’elle juge insuffisante, mais qu’elle considère comme étant une première étape.
Cette revalorisation devra être bientôt officialisée par décret. Les ressources afférentes devront être discutées lors des débats au Parlement sur le futur projet de loi de finances rectificative.
Les administrations publiques auront besoin d’un délai pour rendre effective cette revalorisation sur la feuille de paie. Concrètement, « cette revalorisation se verra sur la fiche de paie des agents publics pas avant le mois d’août avec effet rétroactif pour le mois de juillet », ont indiqué les services du ministre Stanislas Guerini.
RÉSULTAT ?
Le minimum de traitement (Indice Majoré IM 352) pour tous les fonctionnaires et tous les contractuels exerçant à temps complet sera de 1 707,2 € brut mensuel contre 1 649,48 € actuellement, soit environ 46 € nets de plus par mois.
Exemple d’évolution de traitement pour les catégories C, sur la base de la valeur d’un point estimée à 4,85 € par mois : Adjoint.e administratif ou d’animation – Adjoint.e technique – Agent.e social.e du CASVP – Aide-soignant.e du CASVP spécialité AES (Accompagnants Éducatifs et Sociaux)/ AMP (Aides Médico-Psychologiques), sous réserve, bien entendu, des dispositions du décret qui doit être validé au premier conseil des ministres de juillet :



Par ailleurs, le gouvernement confirme sa volonté de revoir l’ensemble du système de rémunération des agents publics. L’UNSA demande l’indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation et une réelle revalorisation des carrières dont dépend l’attractivité de la fonction publique.
Pour l’UNSA, le gouvernement doit aller nettement plus loin. Ces premières mesures restent insuffisantes. Un prochain rendez-vous salarial s’impose avant la fin de l’année, au regard des projections actuelles de l’inflation pour 2022 (6,8% selon l’INSEE), du gel de la valeur du point d’indice depuis plus de dix ans (avec une inflation à plus de 16% sur cette période) et des besoins légitimes des agents publics, contractuels et fonctionnaires.
