LE DIALOGUE SOCIAL À PARIS DOIT S’OUVRIR À DE NOUVELLES DIMENSIONS !

Réfléchir, agir à partir du territoire, avoir une politique s’appuyant sur  la territorialisation, c’est la philosophie  promue par la Maire de Paris. Or, d’un point de vue général, qu’est-ce qu’a gagné la ville de Paris en renforçant le pouvoir des maires et des DGS de ses 17 arrondissements ? Marie VILLETTE, la secrétaire générale de la ville de Paris, annonçait en 2020 que chaque politique publique « devra être conçue, mise en œuvre, suivie et évaluée en lien étroit avec les mairies d’arrondissement et les Parisiens ». Les relations des parisiennes et parisiens ne sont plus soumises au « caprice des rois » mais à  … la puissante mainmise des élu.es locaux ?

Ainsi nombre de décisions, de  transactions, de solutions sont prises au niveau des territoires.

Dès lors que l’échelon municipal d’arrondissement prend une place de plus en plus importante, il n’est pas concevable de concentrer l’exercice du dialogue social au seul niveau central, qu’il soit incarné directement par les instances classiques de dialogue social  (CT, etc.) attachées  à la mairie centrale ou bien à celles attachées aux différentes Directions centrales chargées de conduire, d’animer les politiques d’action de la Mairie de Paris.  La DSOL étant l’une de ces Directions, parmi les plus importantes, notamment au niveau du nombre d’agents.

Aujourd’hui l’UNSA demande à la Maire de Paris de tirer les conséquences de sa politique de  territorialisation de l’action municipale.

Notre administration a le choix : continuer à entretenir le dialogue de la manière habituelle et  « et convenue » avec les syndicats, dans des illusions qui se solderont par des déceptions et des frustrations, ou bien annoncer une autre méthode.

Pour l’UNSA, la charte du dialogue social doit clairement formaliser, également, le dialogue social au niveau des territoires.

Ce qui implique de mettre en place des espaces de dialogue associant les mairies d’arrondissement, les directions de territoire, les syndicats… en incluant, selon l’opportunité ou/ et la nécessité, les élu.es en responsabilité pour l’ensemble du territoire parisien et les Directions centrales concernées.

Dire cela, c’est dire que Madame FILOCHE, la DSOL, le CASVP sont appelés à travailler avec les mairies d’arrondissement, les directions locales et les syndicats à bâtir une politique de dialogue social plus ambitieuse et plus adaptée à la nouvelle réalité portée par la maire de Paris pour l’administration du territoire, dans l’intérêt des agent.es comme des parisiennes et parisiens.

L’UNSA est force de proposition pour faire vivre un véritable dialogue social dans le respect de chaque partenaire et de leurs mandants.

L’UNSA demande l’ouverture rapide d’une rencontre sur le sujet du dialogue social renouvelé. La démocratie sociale a un prix que l’intérêt général exige de payer.