REFUSONS LA LOGIQUE DU CHIFFRE : POUR UNE APPROCHE HUMAINE DE LA SANTÉ À DOMICILE

Augmenter significativement le nombre de prises en charge sans disposer de la ressource humaine nécessaire pour réaliser les actes : c’est le paradoxe que des soignant.es de plateformes du SPASAD du CASVP doivent résoudre au quotidien en recentrant la ressource médicale sur les cas les plus complexes. L’UNSA pense que prolonger cette situation n’est plus une option, car l’encombrement et l’absence de prise en charge de certaines situations contractuelles mettent en danger la santé et le bien-être de certains patients.

Le système de prise en charge des SPASAD (des Services Polyvalents d’Aide et de Soins à Domicile) du CASVP est confronté à un problème complexe. Plus proactives dans la promotion des préinscriptions, certaines plateformes ne disposent pas des moyens humains au quotidien pour réaliser les actes nécessaires sur lesquels elles se sont engagées, et répondre aux besoins et aux actes prescrits. Cette situation paradoxale met en danger la santé et le bien-être des patient.es, car certains d’entre eux, certaines d’entre elles, ne reçoivent pas la prise en charge dont ils.elles ont besoin, d’autres subissent des retards de soins.

La situation de la file active des bénéficiaires en soins du SPASAD ne peut être ignorée. Cela est notamment particulièrement préoccupant pour celles et ceux qui ont une prescription nécessitant une intervention 7 jours sur 7.

Il est aussi important de tenir compte des difficultés que peuvent rencontrer certains collègues pour se rendre au domicile des patients, comme les distances géographiques, les problèmes de transport et les contraintes de temps. Ces défis quotidiens peuvent rendre la réalisation des soins difficile pour les professionnels de santé.

L’UNSA appelle à une action urgente pour assurer la sécurité et le bien-être des patient.es et le respect des droits de nos collègues.

Nous demandons donc des investissements supplémentaires dans les soins à domicile, notamment dans le recrutement de personnel qualifié.

Un point positif que notre syndicat a réussi à faire valoir, c’est l’installation d’un SMS sur chaque plateforme, libérant les soignant.es de certaines tâches administratives et leur permettant de se concentrer pleinement sur les soins prodigués aux patient.es. Le Service pour la Vie à Domicile nous a confirmé que l’intégration des secrétaires médico-sociaux se fait progressivement.

Les soins à domicile ne sont pas un luxe pour les personnes âgées ou handicapées, mais une nécessité pour de nombreuses personnes qui ont besoin d’une assistance. Il est temps que la DSOL reconnaisse leur importance et agisse en conséquence. L’UNSA recommande la consultation des équipes pour l’organisation et le fonctionnement du service, en s’appuyant sur leurs propositions, à partir des moyens effectifs.