Dans leur dernière publication, la CGT dénonce une évolution des horaires de transmission dans trois EHPAD (Alice Prin, Galignani et Annie Girardot), présentée comme une dérive imposée aux agents. Une lecture rapide pourrait laisser croire que l’UNSA aurait validé une dégradation des conditions de travail. Les faits, pourtant, sont tout autres.
Des remontées concrètes des équipes
Depuis plusieurs mois, des soignants faisaient part de leur lassitude : les transmissions étaient trop souvent écourtées pour finir « à l’heure », ou repoussées après la badgeuse ou dans les vestiaires, empiétant sur leur temps personnel.
Par conscience professionnelle, beaucoup restaient pour assurer la continuité, avec des départs plus tardifs, et des conséquences concrètes sur les transports.
Des représentants UNSA se sont rendus dans les EHPAD concernés.
Les échanges avec les agents ont fait remonter :
- des arrivées avant 7h non reconnues ;
- des transmissions bâclées ou décalées, sauf à rester au-delà du service ;
- une volonté partagée d’adapter certains horaires pour améliorer la qualité du travail.
Une expérimentation encadrée, construite avec les agents
C’est sur la base de ces constats que le service des EHPAD a proposé une expérimentation localisée dans trois établissements, à la demande des équipes, sur la base du volontariat, et avec l’engagement de prendre en compte les contraintes de transport.
L’UNSA a voté en faveur de cette expérimentation lors du CST du 16 mai, en lien avec les remontées de terrain.
Il ne s’agit ni d’une généralisation ni d’un blanc-seing, mais d’une réponse précise à un besoin exprimé localement. Et en aucun cas une remise en cause des droits ou du cadre de travail.
Ce que l’instance a montré, ce que certains écrits oublient
L’expérimentation a donné lieu à des échanges nuancés en séance, y compris de la part de ceux qui ont voté contre.
Il est donc regrettable que certaines publications, après coup, en donnent une image caricaturale ou anxiogène.
L’UNSA préfère rester fidèle à ce qui s’est dit devant les agents.
Rappelons-le : l’expérimentation reste strictement encadrée
- Elle concerne uniquement trois EHPAD, à titre expérimental ;
- Elle repose sur le volontariat ;
- Les contraintes individuelles, notamment de transport, doivent être prises en compte ;
- Les ajustements sont intégrables aux fiches horaires individuelles ;
- Un suivi est prévu en COSUI, avec un retour sur sa mise en œuvre.
L’UNSA reste vigilante. Cette expérimentation doit rester ce qu’elle prétend être : un test, construit avec les agents, dans l’intérêt des professionnels comme des résidents — et non une charge imposée.
