Au CASVP, la contractualisation n’est plus marginale. Des fonctions pérennes reposent sur des contractuels recrutés sur postes vacants, jusqu’à la limite des contrats. Puis la mécanique recommence : fin de contrat, vacance, continuité fragilisée, équipes sommées de « tenir ». Quand la stabilité dépend de CDD renouvelés, l’instabilité devient un mode de gestion.
Ce que répond le niveau RH central
Le niveau RH central rappelle le cadre : art. L. 332-14 du CGFP, contrat limité à deux ans.
Il est aussi indiqué que le poste est vacant, que la fin de contrat approche, et que plusieurs leviers sont mobilisés (concours, promotions, appui, formation, recrutements).
Autrement dit : la situation est connue… et la continuité reste suspendue à l’échéance du contrat.
Ce que cette réponse révèle
- Une gestion à l’échéance.
Quand tout tient au « deux ans maximum », l’organisation dépend d’une date : c’est une horloge, pas un pilotage.
- Une réponse incertaine.
Concours, promotions, stages : utiles, mais le service ne peut pas reposer sur une hypothèse.
- Pas de continuité sécurisée.
Appui ponctuel, formation, « mobilisation » : cela accompagne, mais ne garantit pas qu’un poste soit tenu. Sans effectifs identifiés, calendrier et solution de repli, la situation revient.
Pourquoi c’est grave : le service tourne en mode dégradé
- Désorganisation : vacances non anticipées, réorganisations en urgence, priorités subies, retards.
- Rupture de continuité : dossiers repris, transmissions à refaire, temps absorbé par l’accueil et la formation, accompagnements fragilisés.
- Conditions de travail dégradées : surcharge pour les agents restants, perte de repères, stress, épuisement.
Dans le social et le médico-social, la continuité n’est pas un confort. C’est une condition de qualité et de sécurité.
Ce que demande l’UNSA CASVP
L’UNSA demande des engagements concrets :
- Anticiper réellement les fins de contrat.
Avant l’échéance, avec une solution déjà opérationnelle.
- Sécuriser les postes critiques par un plan daté.
Qui remplace, quand, comment ? Et quel scénario si le recrutement échoue ?
- Ne pas faire reposer la stabilité sur « ils passeront le concours ».
Le service doit fonctionner, quoi qu’il arrive.
- Stabiliser les fonctions pérennes dès que possible.
Fidélisation, attractivité, parcours, et décisions RH qui évitent la répétition des mêmes crises.
Le « deux ans maximum » résume le problème : au lieu de sécuriser, on attend l’échéance et on colmate. Un service public ne peut pas fonctionner ainsi. La continuité doit être garantie, pas improvisée. L’UNSA CASVP demande des réponses opérationnelles et datées, pas des ajustements de dernière minute.
