Le congé de solidarité familiale évolue avec le décret du 20 février 2026, entré en vigueur le 22 février 2026. Le texte s’applique aux agents publics des trois versants (État, territoriale, hospitalière) ainsi qu’aux agents contractuels, selon les règles propres à chaque statut.
À quoi sert ce congé ?
Le congé de solidarité familiale permet de cesser ou réduire temporairement l’activité pour accompagner un proche en situation de fin de vie : pathologie engageant le pronostic vital ou phase avancée/terminale d’une affection grave et incurable.
Sont concernés : un ascendant, un descendant, un frère ou une sœur, une personne partageant le domicile, ou la personne ayant désigné l’agent comme personne de confiance (au sens du code de la santé publique).
Ce qui change : la protection de l’emploi est désormais explicitement garantie
Pendant le congé, l’agent reste affecté sur son emploi.
Si l’emploi est supprimé ou transformé, les règles de réaffectation sont précisées : affectation sur un emploi correspondant au grade, au plus proche de l’ancien lieu de travail, avec la possibilité, sur demande, d’une affectation plus proche du domicile (dans le cadre prévu par le CGFP).
Cas particulier : personnels médicaux, odontologistes et pharmaceutiques
Le décret prévoit des modalités adaptées lorsque le congé est pris sous forme de service à temps partiel, avec une organisation compatible avec les obligations de service.
Indemnisation : l’AJAP reste, mais le décret ne fixe plus un montant « figé »
Le congé de solidarité familiale n’est pas rémunéré par l’employeur.
Il peut toutefois ouvrir droit, sous conditions, à l’Allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP).
Désormais, le texte ne mentionne plus un montant chiffré : il renvoie au code de la sécurité sociale pour la fixation et la revalorisation, ce qui évite que le décret devienne obsolète à chaque mise à jour.
À titre indicatif, le montant mentionné par Service-public est de 64,41 € par jour (et 32,21 € en cas d’activité à temps partiel), dans la limite de 21 jours (ou 42 jours en cas de réduction d’activité).
Position de l’UNSA
Cette réforme va dans le bon sens : elle sécurise le retour sur l’emploi et clarifie des points qui restaient trop implicites.
Si une situation se présente, il est conseillé d’anticiper l’échange avec le SLRH afin de sécuriser les délais et l’organisation du service. En cas de blocage, l’UNSA CASVP peut aider à clarifier les règles applicables.
