PRIME ASG : L’ADMINISTRATION RÉPOND… SANS RÉPONDRE

Le 4 février dernier, l’UNSA CASVP publiait « FORMATION ASG : OUVERTE À TOUS… MAIS PRIME SOUS CONDITION ». En EHPAD, tout le monde le sait : les compétences ASG (assistant·e de soins en gérontologie) ne servent pas « dans un service ». Elles servent auprès des résidents, au quotidien — en UHR, en PASA, mais aussi en UVP et en unité dite « classique ». Et même lorsque la prime est prévue en UHR/PASA, le versement au prorata lors des remplacements est régulièrement… oublié.

Dans la continuité, l’UNSA a écrit à la direction de la DSOL pour demander une règle claire et cohérente :

  • une prime ASG pour toutes et tous les agents formés, dès lors que ces compétences sont utilisées ;
  • le versement systématique du prorata lors des remplacements, avec régularisation quand il a été omis.

Ce que répond l’administration (mars 2026)

L’administration nous indique :

  • que l’extension de la prime ASG « n’est pas prévue dans la réglementation à ce jour » ;
  • qu’une note de service a été transmise (à nouveau) aux SLRH pour rappeler les conditions de versement ;
  • et qu’elle reste disponible pour examiner des situations individuelles en cas d’omission.

Ce qui pose problème

Ces réponses ont le mérite d’exister, mais elles restent incomplètes et, pour les agents, peu satisfaisantes.

Elles ne disent pas :

  • si la DSOL compte porter une évolution du dispositif (arbitrage, demande d’adaptation, calendrier),
  • comment seront évités les « oublis » de prorata (contrôle, automatisation, suivi paie),
  • ni quelle est la procédure de régularisation (qui saisir, avec quels éléments, sous quels délais).

Autrement dit : on renvoie encore au cas par cas, alors que le problème est répétitif et qu’il mérite une réponse structurée.

Et, malheureusement, l’UNSA constate que ce type de réponse — rappel du cadre, renvoi aux notes et aux situations individuelles, sans méthode ni engagement — revient trop souvent sur des sujets pourtant très concrets.

Une note de service ne remplace ni une règle claire, ni un versement fiable.

La position de l’UNSA CASVP

Les compétences ASG sont mobilisées bien au-delà de l’UHR et du PASA. La reconnaissance ne peut pas dépendre d’une étiquette de service — ni devenir aléatoire quand le prorata « passe à la trappe ». L’UNSA CASVP demande une procédure claire et des garanties concrètes.

Par ailleurs, l’administration sollicite régulièrement les organisations syndicales sur l’attractivité des métiers. Pour l’UNSA, la prime ASG répond précisément à cet enjeu : reconnaître une qualification, sécuriser son versement, encourager la montée en compétences.

Sur un sujet aussi basique que le versement d’une prime et de son prorata, la DSOL se contente, pour l’instant, d’un rappel général et d’un renvoi aux situations individuelles. C’est léger.

Quand des « oublis » se répètent, ce n’est plus un incident : c’est un problème de sécurisation. Et répondre « réglementation », sans perspective, sans arbitrage, sans calendrier, c’est laisser le sujet au point mort.

L’UNSA CASVP demande que ce dossier soit traité avec le sérieux qu’il mérite : une réponse écrite complète (y compris sur l’évolution possible du dispositif), une procédure formalisée de régularisation, et des garanties fiables de versement — pour que les agents n’aient pas à courir après ce qui leur est dû. L’UNSA CASVP fera le suivi de ce dossier et continuera à faire remonter les situations signalées par les agents.