MDS : UNE DEMI-JOURNÉE MENSUELLE DE FERMETURE ENFIN RECONNUE

Il aura fallu quatre années d’interventions de l’UNSA pour que la DSOL valide enfin une fermeture mensuelle d’une demi-journée dans les MDS, avec maintien d’une astreinte pour les urgences. Cette décision ne règle pas tout, mais elle acte tardivement une réalité connue des agents : les conditions de travail se dégradent, les équipes sont sous tension, et il devient nécessaire de dégager du temps collectif pour faire tenir les services.

Une demande portée par l’UNSA dès 2023

L’UNSA a porté cette demande dès 2022 en CST.

L’objectif était clair : permettre aux agents de disposer d’un temps identifié pour échanger, mieux se coordonner et desserrer un peu les contraintes d’un fonctionnement toujours plus tendu.

Des conditions de travail toujours plus dégradées

Depuis des années, les réformes s’enchaînent pendant que la vacance de postes s’installe dans la durée.

Au 1er janvier 2026, plus de 800 postes restaient inoccupés, soit 13 % des effectifs.

Les conséquences sont connues : surcharge, tensions, pressions croissantes pour tenir les missions, et dégradation continue des conditions de travail dans les MDS.

Une mesure utile

Dans ce contexte, l’UNSA défendait une mesure de simple bon sens : dégager un temps mensuel pour les agents, pouvant prendre des formes diverses selon les besoins locaux, qu’il s’agisse d’échanges entre équipes, de convivialité, de coordination, d’immersions ou de temps collectifs utiles au fonctionnement des services.

L’enjeu était simple : reconnaître les difficultés rencontrées par les agents et rendre les relations de travail plus fluides.

Un temps utile aux agents comme au service

Pour l’UNSA, cette demande n’avait rien d’accessoire.

Mieux se connaître, mieux comprendre les contraintes des autres services, mieux partager les pratiques : c’est ce qui permet de renforcer le collectif, d’améliorer les conditions de travail et de mieux faire fonctionner le service.

Une réponse longtemps bloquée, puis validée

Pendant longtemps, la ligne de l’institution est restée la même : garder les portes ouvertes, quoi qu’il en coûte.  Il a fallu revenir à la charge et rappeler que la situation continuait de se dégrader, tandis que les réformes se mettaient en place au détriment des équipes.

En juin 2025, la SDT a finalement annoncé que cette pause mensuelle était validée et qu’elle serait mise en œuvre dans la totalité des MDS.

Cette possibilité existe désormais. Elle doit être utilisée pleinement. La direction locale garde la main sur les modalités, mais ce temps ne doit ni être détourné, ni vidé de sa portée. Dans chaque établissement, il doit servir les agents et le collectif de travail. L’initiative des agents doit y avoir toute sa place : leurs propositions doivent être recueillies et mises en œuvre autant que possible.

Une mesure qui doit maintenant s’étendre

Pour l’UNSA, cette pratique doit désormais pouvoir être étendue à d’autres secteurs : SDILE, PSA, SDA, et ailleurs.

Cette avancée ne dispense évidemment pas de répondre à l’exigence première : recruter. Cette demi-journée mensuelle ne remplacera jamais les postes manquants. En revanche, elle peut redonner un peu d’air aux équipes, soutenir le collectif de travail et reconnaître, au moins partiellement, la réalité vécue dans les MDS. Pour l’UNSA, l’enjeu est désormais clair : faire vivre réellement ce temps dans les établissements et obtenir la même logique ailleurs.