Les régisseuses et régisseurs, ainsi que les mandataires, assurent une mission essentielle au fonctionnement des services et à l’accueil des usagers. Pourtant, sur le terrain, les difficultés s’accumulent. Le constat qui remonte de plusieurs régies est clair : le manque de reconnaissance pèse de plus en plus lourd. Les agents doivent travailler dans l’urgence, avec des délais contraints, notamment en début de mois, alors même que les situations à traiter sont souvent complexes.
Des agents de plus en plus exposés
Les agents sont aussi de plus en plus exposés à des tensions avec les usagers. Les agressions verbales se multiplient. Des situations plus graves existent aussi.
Cette dégradation des conditions d’exercice n’a rien de normal.
Une reconnaissance qui n’est pas à la hauteur
Autre problème de fond : la reconnaissance accordée aux agents reste insuffisante.
La NBI actuelle ne correspond pas au niveau de responsabilité, à la technicité demandée ni à l’exposition réelle des agents.
Les responsabilités liées au maniement des fonds et à la tenue des régies doivent être reconnues à leur juste niveau.
Des effectifs fragiles, une organisation sous tension
Les postes sont devenus peu attractifs. Les difficultés de recrutement s’installent. Dans plusieurs régies, les effectifs sont trop fragiles. Des départs ne sont pas remplacés. Des absences déstabilisent immédiatement l’organisation.
Dans certains cas, un régisseur se retrouve seul, sans équipe complète, et doit même assurer ponctuellement un intérim sur un autre site. Une telle organisation du travail n’est ni tenable ni acceptable.
Des conditions de travail qui se dégradent
Cette situation entraîne une surcharge de travail et une dégradation concrète des conditions de travail. Elle se complique encore, selon les sites, du fait d’une chaîne hiérarchique complexe, qui peut brouiller les responsabilités et retarder le traitement des difficultés rencontrées sur le terrain.
On ne peut pas demander toujours plus à des collègues déjà exposés, sans effectifs suffisants, sans réponses claires et sans reconnaissance réelle.
Un métier qui évolue sans moyens adaptés
Le métier change. Les contraintes augmentent. Les responsabilités demeurent. Les moyens, eux, ne suivent pas.
Les demandes de l’UNSA
L’UNSA demande :
- une reconnaissance réelle des fonctions exercées par les régisseuses, régisseurs et mandataires ;
- une revalorisation de la rémunération des agents, à la hauteur des responsabilités exercées, notamment en matière de maniement des fonds et de tenue des régies ;
- des effectifs suffisants pour mettre fin au fonctionnement permanent en tension ;
- l’anticipation des départs à la retraite et le remplacement des postes vacants ;
- une organisation permettant des réponses claires et rapides aux difficultés rencontrées par les agents;
- une vigilance renforcée sur la sécurité des agents et sur les conditions d’accueil du public.
Les régies ne peuvent pas continuer à fonctionner durablement dans l’urgence, avec des équipes réduites et une reconnaissance insuffisante. Cette situation doit désormais être traitée sérieusement.
