1er MAI : UN RECUL DU GOUVERNEMENT, MAIS PAS LA FIN DU SUJET

L’UNSA, avec la CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, la FSU et Solidaires, a dénoncé le passage en force engagé autour de la proposition de loi visant à élargir les dérogations au repos du 1er mai. Le rejet du texte à l’Assemblée nationale le 10 avril 2026, puis la décision annoncée le 13 avril 2026 de ne pas convoquer de commission mixte paritaire, constituent un premier recul du gouvernement.

Une remise en cause grave d’un acquis social

Derrière une présentation faussement limitée, ce texte remettait en cause le caractère férié, chômé et rémunéré du 1er mai.

Cette journée s’inscrit dans une histoire sociale, dans des luttes collectives, dans un droit construit de longue date. Y toucher de cette manière, c’était banaliser le travail un jour qui n’a pas vocation à devenir un jour comme les autres.

Un périmètre bien plus large que ce qui était affiché

Contrairement à ce qui a été avancé, il ne s’agissait pas seulement des boulangeries et des fleuristes.

Le texte ouvrait la voie à des dérogations concernant d’autres activités, notamment des commerces alimentaires et certains établissements culturels. C’est précisément cet élargissement qui a suscité une telle opposition.

Le « volontariat » ne protège pas les salarié·es

L’argument du « volontariat » ne tient pas.

Dans la réalité du travail, le lien de subordination existe. Chacun sait ce que peut valoir un volontariat invoqué dans un contexte de pression hiérarchique, de précarité ou de difficultés de recrutement.

Autrement dit, derrière l’affichage du choix, c’est bien une nouvelle pression qui pouvait peser sur les salarié·es.

Le sujet n’est pas clos

Le recul du gouvernement est réel, mais il ne règle pas tout.

Matignon a annoncé vouloir formuler de nouvelles propositions pour les commerces de proximité et engager un dialogue sur les activités concernées.

Le gouvernement dit vouloir aboutir avant le 1er mai 2027.

Ce ne sont pas les priorités

Les urgences sociales sont connues : salaires, emploi, conditions de travail, santé au travail, pouvoir d’achat.

Ce n’est pas le moment d’affaiblir un droit collectif aussi symbolique que le 1er mai.

Le 1er mai n’a pas à devenir un jour de travail ordinaire. L’UNSA CASVP prend acte du recul du gouvernement, mais réaffirme son opposition à toute remise en cause de cette conquête sociale historique. La vigilance reste entière.