Le 13 avril 2026, lors du premier groupe de travail lancé par le gouvernement sur les carrières et les rémunérations dans la fonction publique, l’UNSA a quitté la séance avec les autres organisations syndicales. En cause : aucune mesure immédiate annoncée pour répondre à l’urgence salariale.
Une réunion attendue, aucune réponse
La réunion de travail sur les rémunérations et les carrières dans la fonction publique devait ouvrir un chantier annoncé par le gouvernement.
Mais aucune proposition concrète immédiate n’a été mise sur la table.
Pour l’UNSA, il n’était pas possible de faire comme si de rien n’était. Alors que les agents publics subissent depuis plusieurs années une dégradation de leur pouvoir d’achat, le gouvernement renvoie encore les réponses à plus tard.
L’urgence salariale est bien là
L’UNSA l’a rappelé clairement : les agents n’ont pas besoin d’annonces vagues pour les prochaines années. Ils ont besoin de mesures immédiates.
L’inflation est repartie à la hausse. En février 2026, elle atteignait +0,9 % sur un an. En mars, elle est remontée à +1,7 %, sous l’effet notamment d’un fort rebond des prix de l’énergie (+7,4 % sur un an), tiré par les produits pétroliers.
Et pendant ce temps, la valeur du point d’indice continue de décrocher.
Ce que demande l’UNSA
L’UNSA demande :
- des mesures salariales immédiates pour compenser les pertes de pouvoir d’achat ;
- une revalorisation du point d’indice et l’ouverture d’une réflexion sur son indexation sur l’inflation ;
- de véritables négociations sur les carrières, les grilles indiciaires et les régimes indemnitaires dans les trois versants de la fonction publique.
L’UNSA rappelle aussi qu’une négociation salariale pour 2026 doit être engagée, avec des décisions prises avant la fin de l’année.
Égalité professionnelle : la question salariale ne peut pas être écartée
L’UNSA a également rappelé qu’une négociation sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ne peut pas faire l’impasse sur la question des rémunérations.
Cela concerne en particulier les filières les plus féminisées, souvent parmi les moins reconnues sur le plan salarial.
Une question budgétaire, donc politique
Pour l’UNSA, la situation est claire : les agents publics attendent des choix budgétaires et des décisions politiques.
Il ne suffit pas d’annoncer des réflexions sur les années à venir quand l’urgence salariale est déjà là.
Au CASVP comme ailleurs, les agents n’attendent pas des promesses. Ils attendent des mesures. L’UNSA continuera à porter cette exigence de manière claire et constante.
