Un planning n’est pas une simple formalité administrative. C’est ce qui permet aux agents d’organiser leur travail, leur vie personnelle, leur repos, leurs contraintes familiales et leurs déplacements. Le modifier au dernier moment, sans anticipation ni respect d’un délai raisonnable, revient à faire peser toute la désorganisation du service sur les agents.
Une instabilité qui ne peut plus être banalisée
Lors de ses échanges avec les agents, l’UNSA constate que de nombreux collègues sont confrontés à des plannings instables, modifiés au dernier moment, avec des changements d’horaires, de service ou d’affectation sans réelle anticipation.
Certains agents doivent vérifier leur planning la veille, voire le jour même, pour savoir s’ils travaillent, à quel horaire et dans quel service.
Cette situation n’est pas normale.
Elle ne doit pas devenir une méthode de gestion.
Une atteinte directe aux conditions de travail
Cette organisation dégradée entraîne :
– du stress permanent ;
– de la fatigue mentale ;
– une désorganisation de la vie personnelle et familiale ;
– un sentiment de mépris et de non-reconnaissance ;
– des conséquences possibles sur la qualité de la prise en charge des usagers.
Les agents ne peuvent pas être maintenus dans une incertitude permanente.
Ils ne sont pas une variable d’ajustement.
L’UNSA demande des engagements clairs
L’UNSA demande :
– des plannings stables, fiables et anticipés ;
– le respect d’un délai de prévenance pour toute modification ;
– des changements de planning limités aux situations réellement exceptionnelles ;
– une organisation du travail qui respecte les agents, leur santé et leur vie personnelle.
Travailler dans l’incertitude permanente n’est pas acceptable. L’UNSA portera cette demande auprès de l’administration : les agents ont droit à une organisation lisible, anticipée et respectueuse. La gestion des plannings doit redevenir un outil d’organisation du travail, pas une source permanente de stress.
