FORTES CHALEURS : LES AGENTS ONT DROIT À UNE VRAIE PROTECTION

Dès ce mois de mai 2026, un épisode de chaleur précoce touche une partie du pays. Dans les structures de la DSOL et du CASVP, les agents assurent la continuité du service public auprès des usagers et des résidents, malgré des conditions parfois difficiles. Les fortes chaleurs constituent un risque professionnel : elles doivent être anticipées, évaluées et prises en compte.

Un risque professionnel, des mesures concrètes

Depuis le 1er juillet 2025, les employeurs publics doivent prévenir les risques liés aux fortes chaleurs : évaluation du risque, adaptation du travail, accès à l’eau fraîche, pauses adaptées, aménagement des postes.

Les repères sont connus : 30 °C pour une activité sédentaire, 28 °C pour une activité physique. À ces niveaux, la situation doit être prise au sérieux.

Il ne suffit pas de diffuser une note générale ou de rappeler aux agents de boire de l’eau.
Chaque site doit disposer de mesures « fortes chaleurs » claires, connues et applicables :

  • une évaluation réelle du risque chaleur, adaptée aux métiers, aux bâtiments et aux contraintes de terrain ;
  • de l’eau fraîche accessible en permanence ;
  • des pauses réellement possibles et des tâches adaptées aux heures les plus chaudes ;
  • des locaux ventilés ou rafraîchis lorsque c’est possible ;
  • une attention particulière aux agents vulnérables ;
  • des consignes claires en cas de malaise.

Ces mesures ne sont pas accessoires. Elles relèvent de l’obligation de protection de la santé des agents.

Adapter le travail, ne pas faire porter le risque aux agents

Quand les températures montent, les missions ne disparaissent pas : porter, nettoyer, accompagner, surveiller, se déplacer, répondre aux urgences.

C’est donc à l’employeur d’adapter l’organisation du travail, pas aux agents de « tenir coûte que coûte ».

La prévention doit être organisée, suivie et contrôlée. Elle ne peut pas reposer uniquement sur le bon sens des équipes ou sur des initiatives locales.

Risques pour la santé : les signaux à ne pas banaliser

Un malaise lié à la chaleur ne doit jamais être pris à la légère.

Le coup de chaleur est une urgence.

Agents : ne restez pas seuls

En cas de forte chaleur, signalez par écrit les difficultés rencontrées dans le registre santé et sécurité : locaux surchauffés, absence d’eau fraîche, pauses impossibles, malaise ou symptômes inhabituels, tâches physiques maintenues aux heures les plus chaudes, équipements inadaptés, consignes insuffisantes.

Chaque signalement permet de faire remonter concrètement les difficultés et de demander des mesures correctrices.

Protéger les agents, c’est aussi protéger les résidents, les usagers et la qualité du service public. Les fortes chaleurs doivent faire l’objet de mesures claires, connues et applicables sur chaque site. L’anticipation, l’organisation et la prévention sont au cœur de l’obligation de protection de la santé des agents.